Docteur Olivier Soulier, Médecine du sens.

Olivier Soulier, médecin homéopathe français exerce depuis plus de 25 ans dans la région Lilloise. Chercheur, conférencier, auteur, il est le créateur du concept de médecine du sens à l’origine du mouvement de compréhension du sens des maladies.

Pour lui, « chaque aliment est révélateur du problème et de la solution trouvée pour s’en sortir », « un indicateur de ce que l’on est ».

Contexte

J’ai rencontré Olivier Soulier à l’occasion de la parution d’un article que vous pouvez télécharger ici :Le sens des désirs alimentaires. Rencontre avec le docteur Olivier Soulier. GA n° 65, juillet-aout 2017, 8000 signes. (PDF)

Mon questionnement:

Quelles réponses apportées aux désirs alimentaires de l’enfant ? Considérer que l’enfant ne sait pas ce qui est bon pour lui ou, au contraire, nous laisser guider par ses désirs ? Que nous apprennent les désirs alimentaires de nos enfants ? 

Entretien du 03 avril 2017. Toutes les citations sans référence à une note de bas de page font référence à cet entretien.

Le cercle vertueux de l’alimentation

Si nous considérons les symptômes corporels comme des révélateurs de nos besoins non satisfaits, les décrypter sans attendre par la mise en conscience du sens de nos désirs alimentaires peut nous permettre d’engager le changement avant la maladie, pour nous même comme pour nos enfants.

Nous voici pris dans un cercle vertueux de l’alimentation :

  • ce que l’enfant vit
  • ce qu’il a envie de manger au moment où il le vit
  • les conséquences que cela a sur sa digestion (cascade métabolique)
  • les conséquences de cette digestion sur son moral et son psychisme (alerte)
  • ce qu’il vit…

Par besoins, nous entendons les fondamentaux psycho-émotionnels (sécurité, identité, réalité d’être) ainsi que ceux, plus physiologiques pour un juste équilibre du cerveau (neurotransmetteurs).

Nos perceptions conscientes (aversions, influences extérieures, symbolique des aliments) comme nos perceptions biologiques (perméabilité intestinale, allergies, intolérances) sont là pour nous amener à nous interroger sur ce que nous vivons afin de réduire l’écart avec nous-même.

L’être humain fonctionne sur la base d’une “banque de données des aliments” fonction du plaisir qui y est associé comme une “mémoire des expériences alimentaires”.

Si nous sommes forcés à manger, nous nous coupons du désir et empêchons la mémoire des aliments de se composer. Il y a “perturbation de la mise en place des ressentis et de la captation de nos propres désirs”. L’enfant va chercher des aliments par la mémoire de ce qui lui a fait du bien, liée à son expérience sensorielle d’où la nécessité de respecter ses sensations (gôut, odeur, aspect, bruit…).

Biologiquement, deux goûts de base nous définissent : le sucré et le salé,

  • le sucré et le lait faisant référence au maternel,
  • le sel (connaissance du monde, l’extérieur) comme les céréales (référence à la loi, au groupe) au père.
Notre manière de nous alimenter est un élément supplémentaire de connaissance de soi: elle donne des informations sur ce que nous sommes, où nous en sommes et comment nous soigner.

Surtout quand le désir est obsessionnel, il faut chercher le besoin qui cherche à être comblé: comprendre les fringales et déculpabiliser (sans pour autant y céder).

Le Docteur Olivier Soulier distingue les désirs alimentaires des marketings alimentaires et nous met en garde « mangez ce que vous aimez sauf les sucres et goûts sucrés », « ces leurres alimentaires » auquels s’ajoute les édulcorants et autres médicaments.

Du sucre, encore du sucre

Le sucré faisant mémoire d’un état de bien-être physiologique inégalé depuis notre sortie de la matrice gestationnelle, il est associé à un sentiment de sécurité ultime.

Le désir de sucre parle de ce qui reste en nous de dépendance affective, de notre autonomie.

A l’origine de l’humanité, il y a très peu de sucres: fruits et miel sont rares. Le sucre n’est pas un aliment naturel mais pathologique. Aujourd’hui, « on remplace souvent la qualité du goût par un goût sucré, c’est un leurre ».

Concrètement, le sucre favorise les fermentations et le développement des microbes ainsi que la destruction des gaines de myéline qui permettent le bon fonctionnement de notre cerveau.

« Le sucre est plus toxique pour le cerveau des enfants que la cocaïne ».

Face au désir de nos enfants pour le sucre, se pose la question de l’addiction à cette drogue ainsi que celle de l’autonomie accordée à notre enfant par nous, parent.

« j’aime pas les légumes »

Les légumes (surtout les verts) aident à la gestion des amertumes : « un enfant en bonne santé n’aime pas les légumes ». Cette demi-plaisanterie s’accompagne de l’importance de verbaliser un « c’est pour les grands » qui pourra leur donner envie et fait écho à la réalité.

Vitamines et minéraux seront apportés par les fruits sous réserve que ceux-ci, comme les légumes soient choisi de bonne qualité biologique puisqu’une « pomme de supermarché a cent fois mois de vitamines C qu’une pomme vraie, il n’est pas nécessaire de se battre pour que l’enfant en mange dix s’il n’y a rien dedans ». « Peut être aussi que les enfants n’aiment plus les haricots verts de supermarché parce qu’ils sentent bien qu’ils n’ont pas de goût ».

Olivier Soulier distingue quatres types de conquêtes à mener pour grandir :

  • la première est celle des origines (avec les céréales),
  • puis des mondes extérieurs (avec les viandes – découvertes et connaissances),
  • des mondes intérieurs (poissons – l’inconscient)
  • et enfin celle des instincts, des origines de la vie (avec les crustacés).
L’enfant qui reste enfermé dans quelques aliments, montre sa difficulté à grandir, à s’ouvrir au monde.

A propos d’une éducation végétarienne ou végétalienne, Olivier Soulier souligne notre condition physiologique d’omnivore et précise « qu’un adulte fasse un choix végétarien pour sa vie, c’est une chose. L’imposer à ses enfants, c’est une erreur. Il faut les laisser manger ce qu’ils ont envie de manger. »

« Une idéologie dans une éducation, c’est toujours une mauvais chose. »

Pour chaque aliment, le Docteur Olivier Soulier analyse ses conséquences biologiques: c’est le témoin.

Si le manque est comblé par l’aliment, le désir peut disparaitre et empêcher sur le long terme que le besoin soit satisfait. Il est nécessaire de se poser la question « doit-on combler le manque? Satisfaire le désir par l’aliment?”.

Il en est de même quand la biologie montre une allergie, une intolérance alors que pour autant, le désir de cet aliment qui nous aggrave est fort.

Accueillir les désirs alimentaires ne signifie pas qu’il faille y céder, il s’agit de chercher à mettre en conscience les besoins inassouvis, les blocages (parfois transgénérationnels) afin de faire émerger des solutions nouvelles pour vivre et grandir en accord avec soi-même.

Pour aller plus loin, retrouvez les conférences d’Olivier Soulier en DVD, ses textes, lettres d’informations et séminaires sur http://www.lessymboles.com. Parmi les thèmes abordés : l’autisme, émotions et alimentations, intoxications aux métaux lourds sont particulièrement développés.

En ce qui concerne l’art de bien s’alimenter, cliquez ici.

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