Christian Flèche, fondateur du décodage biologique

Contexte

Pour Grandir Autrement et les Editions Le Souffle d’Or, j’ai eu la grande joie d’interviewer Christian Flèche, fondateur du décodage biologique. Les résultats de ses recherches me sont utiles au quotidien pour accompagner mes clients (et leurs enfants).

Dans cette vidéo, Christian Flèche explique ce qu’est le décodage biologique, je la retranscris ici pour vous:

 

Pour ceux qui préfèrent lire, les retranscriptions sont juste sous les vidéos.

Extrait 1 : Comprendre le décodage biologique

Vous avez envie d’en savoir plus sur le sens de la maladie, sur cette manière peu “ordinaire” de la considérer : ces quelques minutes de vidéo vous expliquent ce qu’est le décodage biologique.

 

Retranscription

Christian Flèche/ “c’est un nouveau paradigme.  De la même façon que pour découvrir l’électricité on n’a pas élaboré la bougie on a simplement changer de paradigme, on a fait un espèce de saut intellectuel, un saut quantique”

De: “la maladie est méchante il faut l’éliminer, il faut lutter contre la maladie et finalement” à “un autre paradigme qui est que la maladie et un langage et une adaptation parfaite à un moment donné que le corps trouve par rapport à un événement.

Ce nouveau paradigme s’appuie sur la fonction de l’organe. Si je fabrique plus de poumons c’est que j’ai peur de mourir donc je veux attraper plus d’oxygène, si je prends du poids c’est que j’ai peur de manquer de nourriture donc je fais plus de stockage, si j’ai mal à la tête j’apporte plus de sang parce que j’ai manqué de solution intellectuelle…

donc chaque maladie va avoir un sens biologique, une utilité, d’une manière irrationnelle émotionnelle biologique archaïque pour le cerveau droit.

Il faut bien distinguer tout ce qui est cerveau droit cerveau gauche. Le décodage biologique, les métaphores, l’hypnose, les constellations familiales sont des approches du cerveau droit.

Première étape: avant la maladie il y a un événement c’est une réaction biologique suivi d’une émotion et l’émotion est simplement l’expression d’un besoin biologique insatisfait.

A partir de là, j’ai inventé une centaine de protocoles pour dialoguer avec la cellule et donner un autre support à l’expérience puisque finalement le seul problème c’est le support de l’expérience.

Quelqu’un vit une difficulté il en fait soit une poésie soit une maladie soit un long discours chez le psychanalyste”.

Guillemette Lepelletier/  Vous m’expliquiez à quel point la vision de la maladie que vous présentez suite à vos recherches se distingue de la vision plus conventionnelle sur laquelle s’appuie le système de santé actuel, par le fait que là dans votre conception de la maladie vous entendez d’abord une émotion originelle et une manière de réagir à une réalité.

Christian Flèche/  “l’émotion passe par le corps donc le corps est une transcription de mes émotions. J’ai faim je le sais à travers mon corps, j’ai sommeil je le sais à travers mon corps.

La maladie n’est que l’amplification de cela c’est-à-dire que je suis en contact avec une viande avariée: je vais vomir ; je suis en contact avec une conversation qui m’empoisonne: je vais vomir aussi.

Le corps réagit de la même façon à quelque chose qui est réel comme une nourriture avariée et à quelque chose qui est symbolique mais qui produit la même émotion.

De la même façon quand on est amoureux et qu’on est en train de penser à une personne qui est à 2000 kilomètres de là et qu’on aime, on va avoir des émotions comme si elle était dans nos bras par exemple.

L’imaginaire produit les mêmes réactions physiologiques que la réalité et la maladie suit ce processus là.

On va, pour chaque maladie, trouver le sens physiologique, biologique c’est-à-dire l’adaptation à un événement qui n’est plus là et on va réorienter cet événement vers un autre support.”

Extrait 2 : Comprendre l’impact d’un événement extérieur

Vous avez envie d’en savoir plus sur le lien entre la réalité des évènements que vous vivez et les inconforts de votre corps ? Voici un deuxième extrait de notre entretien exclusif: vous en apprendrez plus sur le monde extérieur… qui en lui-même n’a pas de sens…

Retranscription

Christian Flèche/ “en 1994, le premier pas c’est effectivement: je vais réagir au monde extérieur. On m’insulte: je deviens sourd. Au contraire, je suis dans un silence insupportable, un silence de mort ou d’ennuis, donc je crée des acouphènes pour remplir ce silence.

Je pense à une patiente, son fils de 18 ans meurt. En quelques mois, après, elle prend 18 kilos en plus pour remplir ce vide, être en lien.

Donc la première étape en 94 quand je crée le décodage biologique des maladies:

Il y a un événement extérieur qui frustre un de mes besoins, je n’arrive pas à l’exprimer par un langage donc il y a le support du corps.

Et puis après j’ai travaillé sur le pré conflit ça a été l’objet d’un autre livre qui s’appelle Croyances et thérapie.

En fait lorsque par exemple ma femme m’abandonne, c’est pas un problème: le problème c’est le sens que je donne à ça. Ma femme m’abandonne ça veut dire que je n’ai pas de valeur donc je vais le vivre dans mon squelette, si je n’ai pas de valeur affective ça va être les côtes, les valeurs sexuelles ça va être le bassin, “je ne suis pas à la hauteur” ça va être la colonne vertébrale.

Selon la croyance que j’ai de l’événement, cela va générer une émotion L’émotion vient toujours après une croyance: on met un sens à un événement.

Comme le disait le philosophe Épictète, Le monde extérieur n’a pas de sens on lui donne un sens; donc mon fils se drogue il a bien raison je faisais pareil à son âge, mon fils se drogue ça veut dire que je suis un mauvais père.  Donc je réagis au sens que je donne à ce qui se passe à l’extérieur. C’était la 2e étape avec le pré conflit.

Extrait 3 : L’identification comme origine de la maladie?

En quoi s’identifier à un rôle (je suis maman, je suis banquière, je suis thérapeute), à un objet (ma maison, ma voiture) ou quoique ce soit d’autre peut vous desservir, voir même être à l’origine de la maladie? Voici un troisième extrait de notre entretien exclusif: vous en apprendrez plus sur le danger de l’identification pour pouvoir enfin accéder à vous-même.

Retranscription

 

Christian Flèche/  “On est dans la troisième étape qui est qu’il ne peut y avoir un conflit que s’il y a un morceau de moi qui n’est pas au bonne endroit.

Je suis identifié à quelque chose qui n’est pas moi.

Et ça c’est quelque chose tout à fait involontaire et inconscient puisqu’il y a une espèce de conditionnement culturel sociale et familiale.

S’identifier à quelque chose pendant l’enfance, pour prendre une place, pour avoir un espace, pour avoir un regard, pour grandir sécurisé, protégé et pouvoir se développer dans un endroit est nécessaire à un moment donné: à savoir la naissance de l’ego.

Il y a en amont de l’identification la naissance de l’ego qui est indispensable dans la construction de l’enfant.

(cela) devient pervers par la suite lorsque il prend la place de l’être essentiel qui est une conscience pure à l’intérieur de chaque être vivant.  

Extrait 4 : Les 3 étapes à l’origine de la maladie

Dans les vidéos précédentes, vous avez entendu où pouvait se trouver la source de la maladie. Dans ce quatrième extrait, vous en apprendrez plus sur les 3 étapes à l’origine de la maladie.

Retranscription

Christian Flèche/

  • Première étape: la maladie vient d’un événement émotionnel;
  • Deuxième étape: la maladie vient d’une croyance limitante;
  • Troisième étape: la maladie vient d’une identification.

J’ai un problème dans mon travail parce que je m’identifie à mon image de travailleur.

Quand j’arrête cette identification et toutes formes d’identification, les croyances tombent comme des feuilles à l’automne et un espace sans conflit peut enfin exister à l’intérieur de moi.

Guillemette Lepelletier/ pour faire tomber cette identification, il faut commencer par en prendre conscience. Dans votre livre, vous émettiez l’hypothèse que notre ADN pouvait être marqué par un prolongement, une situation à régler pour notre ancêtre. Alors là, comment on fait?
Parce que j’entends qu’il y a l’événement, les croyances, l’identification mais si j’en crois votre hypothèse que il y a aussi la part des ancêtres: finalement se désidentifier ne suffit peut-être pas forcément à se guérir.

La suite dans le prochain extrait :))

Extrait 5 : La maladie est une solution d’adaptation

Retranscription

Christian Flèche/ “Quelqu’un vient parce qu’il a un symptôme, il a une maladie. Il s’est oublié à lui-même, il a eu un instant d’inadvertance, il a eu un moment de refus de la réalité. Et c’est que j’exprime dans ce livre :

Le seul conflit qui soit c’est le refus de la réalité.

L’animal voulant marquer ses limites: il va pisser autour de son territoire, pour informer par son langage olfactif “Et bien là tu rentres chez moi”.

Donc on a ces “côtes” là biologique à l’intérieur de nous dans notre conscience biologique dans notre conscience organique.

La première étape c’est déjà de reconnaître ça: reconnaître ses propres besoins et quand ils ne sont pas satisfaits quand on y arrive pas, et bien, à ce moment là, c’est la naissance de l’émotion, le ressenti biologique qui vient de la cellule et qui part de ses peurs, ses frustrations, ses manques ect…

Maintenant si on veut aller plus loin dans la structure du confit, on se dit: pourquoi pour l’autre voisine, quand le voisin vient chez elle, elle est ravie ou indifférente? Ce n’est pas l’événement qui est responsable de ce qui se passe: c’est bien moi qui le vis de cette façon-là, qui le vis comme un envahissement de chez moi parce que j’ai la croyance que mon chez moi, c’est moi, ma maison, mon terrain c’est moi.  Si on pénètre à l’intérieur c’est un viol; c’est une violation;

mais c’est juste une idée, ça n’est pas la réalité, c’est juste un concept puisque la voisine d’en face n’a pas la même vision.”

Guillemette Lepelletier/ alors avoir une réalité commune, cela reviendrait à dire: avoir des croyances communes. Et alors, est-ce que si on a des croyances communes on peut déclencher la même maladie face à une même situation?

La suite à retrouver dans l’extrait suivant :))

Extrait 6: De l’importance de vivre nos émotions et de remettre en question nos croyances.

Qu’est-ce qui pourrait nous empêcher de “tomber malade”? Quelles attitudes pouvons-nous adopter pour que la maladie ne soit pas la réponse choisie par notre corps pour retrouver l’équilibre? Eléments de réponses…

 

Retranscription

Christian Flèche/ Puisque le grand danger d’aller dans nos émotions c’est d’être vulnérable d’être moderne d’être humain. L’homme plus que la femme d’ailleurs, il a peur de la vulnérabilité c’est-à-dire d’être émotif, d’aller dans les émotions et il va surévaluer le mental par exemple.

Un événement nous fragilise: c’est encore un autre réseau de croyances.

J’ai la croyance que sans travail je ne vaux rien, que sans famille je ne vaux rien donc je m’organise pour être toujours dans mon travail, pour être toujours avec ma famille et comme ça tout va bien et un jour ça marche plus.

Guillemette/ Est-ce qu’on peut se servir de nos croyances pour qu’elles nous servent et qu’elles ne nous desservent pas? Est ce qu’on peut agir sur elles concrètement?

Christian Flèche/ D’une part, elles sont inconscientes.


Nos croyances actives, opérationnelles sont inconscientes. Elles sont soit héritées de nos ancêtres, soit elles sont culturelles avec l’éducation familiale et scolaire, soit consécutives à un traumatisme ou un manque.

Mais je ne suis pas conscient que pour être aimé je dois être parfait.

Donc on est dans une évidence de sens inconsciente de nos croyances. Donc il va y avoir des croyances adaptées qui vont nous permettre d’atteindre nos objectifs: des croyances ouvrantes permissives bienheureuses, des espèces de croyances générales qu’on va mettre en permanence ou par exemple “j’ai pas de chance” “c’est toujours pareil pour moi” « ça marchera jamais ».

Les croyances vont provoquer nos expériences. La croyance prend la place de la réalité.

Je ne suis jamais en contact avec la réalité, je suis en contact avec le sens que je mets sur la réalité.

La croyance prend la place de la réalité. C’est ce qui fait qu’il y a des conflits entre les couples ou entre les sociétés, parce qu’ils ne partagent pas les mêmes croyances.

Une femme qui a la croyance que, ce qui compte dans la vie, c’est l’éducation des enfants, alors que son mari dira “il y a d’abord la sexualité, c’est ce qui est important pour nourrir le couple” donc ils ne vont pas avoir la même croyance, la même perception du couple et donc dans ce cas là il y a un décalage.

Il y a des croyances effectivement qui sont plus permissives plus ouvrantes, soit par un travail de conscience, soit par un travail spirituel soit par des expériences naturelles ou par l’éducation qui fait qu’on est rempli de ces croyances positives ouvrantes permissives et je dirais évolutives.

Le problème de la croyance c’est qu’elle soit figée.

Je pense que les allemands sont dangereux, c’est vrai en 1914, en 70, en 39, en 44: aujourd’hui pas du tout. Le problème c’est quand les choses se fixent. Il a plu hier donc je vais prendre mon parapluie aujourd’hui, demain et après-demain. Non on ne fait pas ça, on regarde le ciel. C’est la généralisation d’un moment .

Guillemette/ Pour éviter cette généralisation, dans ce que j’entends, il faut être le plus possible dans l’instant présent. Plus on est dans l’instant en ayant confiance en soi, en la vie, moins on souffre de créer une réalité en fonction de ses croyances limitantes?

Christian Flèche/ Vous avez un ordinateur. Je pense qu’il n’y a pas grand monde qui fonctionne encore sur windows 95 ou 3.11 ou sur Windows 98 donc nous avons muté, nous avons aucune difficulté à faire des mises à jour intellectuellement en y voyant un interêt. Quel dommage que nous ne fassions pas de même avec nos croyances, avec notre cerveau, avec nos comportements.

On continue à réagir plus qu’à agir. C’est notre histoire à l’intérieur de nous qui est sollicitée à chaque moment.

Extrait 7: 4 niveaux de conscience de la maladie

Retranscription

Christian Flèche / Quelqu’un fait une cystite parce que le voisin rentre, donc:

  • Premièrement, je reconnais mes émotions, je reconnais mes besoins biologiques.
  • Deuxièmement, je reconnais mon histoire. Ce voisin qui rentre sans me demander la permission, (me rappelle ma mère) qui rentrait dans ma chambre quand j’étais petit et puis elle rentrait dans mon intimité, comme ça, sans que je l’ai invité, pour m’empêcher de jouer ou de rêver. ça c’est l’être historique.
  • Derrière j’ai trouvé la croyance que le monde est dangereux. J’ai besoin d’être seul pour être bien. Jusqu’au jour où je n’ai plus besoin de parler.

Guillemette/ J’entends bien tout ce que vous êtes en train d’expliquer pour un adulte. En ce qui concerne nos enfants justement, quelle place on a : nous parents? Comment peut-on agir pour que les croyances de nos enfants, par cet aspect historique avec la question des étiquettes que vous abordiez, par cet aspect apprentissage avec les expériences que vivent nos enfants…

Comment nous parents pouvons-nous accompagner nos enfants pour que cette croyance n’ait pas d’impact limitant sur leur vie? Pour éviter que nos enfants soient coincé dans des identifications qui ne soient pas eux?

Par exemple, est-ce qu’on parle d’éléments de langage? Est-ce qu’on a vraiment la main là-dessus ou pas du tout? parce que de toute façon, c’est qu’une question d’interprétation, de perception?

Extrait 8: Pour la santé de l’enfant, le libérer des identifications parentales

 

Retranscription

Christian Flèche/ Je donne l’exemple d’une patiente qui est enceinte. Sa mère meurt pendant qu’elle est enceinte et l’enfant vient au monde. Elle donne le prénom de sa mère et cet enfant deviendra sa mère symbolique. Elle demande à cet enfant de l’aimer comme sa mère a pu l’aimer;

Ou une autre femme, elle était très malheureuse dans son enfance et elle a très peu connu ses parents. Sa mère était toujours au travail ect… j’ai un enfant qui est moi c’est-à-dire que je vais lui donner ce que je n’ai pas eu, je vais lui éviter ce que j’ai subi.

Notre être historique doit se poser la question suivante : qui est cet enfant pour moi, pour mon histoire? Quel rôle, quel place, il prend?

Je pense à une autre patiente: son fils nait le 13 janvier. Et le 13 janvier, 12 ans auparavant est mort son frère d’un problème rénal. Elle n’a jamais fait le deuil de son frère qui est mort le 13 janvier. Donc elle s’organise inconsciemment pour faire une conception au mois d’avril, un accouchement le 13 janvier, donc à la même date de la mort, et elle donnera le même prénom. C’est-à-dire que je ne fais pas le deuil de mon frère et je le rend vivant puisque je l’appelle toute la journée, je lui donne à manger toute la journée. Donc cet enfant, lorsqu’il aura 12 ans, l’âge de la mort de l’oncle et bien il se retrouvera à l’hôpital, avec la même maladie que le frère de la mère mais, qu’est ce qui va se passe pour cet enfant? Il va guérir. Donc il fallait bien que j’ai un enfant avec le même prénom que mon frère. Il fallait bien qu’il ait la même maladie que mon frère pour le guérir puisque derrière tout ça, je suis coupable de ne pas avoir sauvé mon frère. Donc là je suis une bonne soeur, je me suis bien occupée de lui et il n’est pas mort de ce problème rénal.

Quel rôle je lui donne? quelle place je lui donne à cet enfant? Quelle charge je lui donne? Et c’est Boris Cyrulnik qui dit que « s’il n’y avait pas un désir d’enfant, il n’y aurait pas d’enfant». Donc il faut bien qu’on ait quelques névroses entre guillemets pour qu’il y ait conception.

A partir de ce moment-là, j’ai cette prise de conscience: je peux dissocier l’enfant de cette réparation, de cette frustration, de ce rôle, de ce personnage, de cette identification à mon père, à ma mère ou à moi quand j’étais petit.

Je (le) libère par ma prise de conscience et puis après, par le dialogue

Je lui explique “là tu vois tu as tel prénom, qui vient ect… parce que ma maman était importante” mais j’en parle quand cela est réglé, quand je suis apaisé, quand c’est juste un fait.

Un fait historique pour une écoute historique, pour son corps historique, sa réalité historique.

Et là, tout va bien: il prend l’information

Guillemette/ j’entends que je peux retirer ma perception de parents, ma projection de parents sur mon enfant pour le rendre à lui-même par la mise en conscience de mon histoire et la verbalisation de que c’est.

Idéalement il aurait fallu que je fasse (ce travail de fond) avant d’être enceinte, avant de donner naissance, pour être sure de dégager mon enfant, de donner naissance à un enfant qui est lui-même et pas une projection ou une continuité de moi-même ou de mon histoire.

Extrait 9: prendre la responsabilité de la santé de son enfant

Guillemette/ Au quotidien, avec un enfant qui tombe malade mais on va dire sur des petites pathologies infantiles, que ce soit sur des otites, sur des rhumes, ect… comment je peux accompagner mon enfant avec vos éléments de perceptions, quelles questions j’aurais à me poser ou à poser à mon enfant pour l’amener à la guérison ou l’amener juste à la prise de conscience de cette émotion qui provoque cette réaction du corps aujourd’hui? 

Christian Flèche/

On va écouter le sens biologique du symptôme.

Je pense à un petit garçon qui commence de la fièvre. C’est le lundi, sa maman part à Paris pour travailler, elle part toute la semaine. Immédiatement, le petit garçon a de la fièvre. Maman… manque sa chaleur, son amour. Sa chaleur veut dire que je suis important pour elle. Le vendredi, la mère téléphone en disant “ce soir je serais là”. Une demi-heure après, la fièvre a disparu.

L’enfant va retrouver la chaleur de sa mère.

Un autre enfant fait un eczéma, une atteinte de l’épiderme. Est-ce qu’il est touché par sa mère? Elle part au travail, il va à la crèche, donc il est séparé au niveau du tact.

Par exemple, on lui a promis un anniversaire, une fête, une surprise à condition qu’il fasse ses devoirs, qu’il range sa chambre ect… donc il a presque attrapé le morceau de plaisir mais ça peut encore lui échapper et donc il peut être puni. Donc là, il va commencer à cette pathologie dans la bouche je peux attraper ce plaisir, cette douceur, ce bon moment.

Extrait 10: La maladie évite quelque-chose de pire. 

Christian Flèche/

Connaître la fonction de l’organe malade va nous permettre de trouver l’événement à l’origine de ce trouble. La maladie évite quelque chose de pire.

L’enfant devient sourd parce que on le dévalorise, on l’insulte donc il vaut mieux ne pas entendre que de perdre une image positive de soi-même ou voir ses parents qui se déchirent à cause de soi-même. Mais pour trouver ça, il a fallu trouver l’événement.

Le décodage biologique ne prend pas la place d’une consultation en médecine,

Le décodage biologique est favorable évidemment au travail du médecin, du psychologue, du psychiatre, du pharmacien, de l’hôpital ect ect. Je dis ça parce que j’ai besoin de le dire: il y a des gens mal inspirés qui se sont auto-proclammés thérapeute en décodage biologique ou formateur et qui font pression pour que leur patient ne suivent pas leur chimiothérapie ou autre chose et donc ça c’est très dangereux. Pour les patients et pour le mouvement du décodage biologique.

Donc l’enfant a un symptôme, une maladie. Bien sûr il va voir son pédiatre, bien sûr il suit tout les traitements et puis après, on peut se poser des questions dans le sens de cette maladie pour permette qu’il n’y ait pas de récidive plus tard de ce symptôme là.

Première question: « tiens, qu’est-ce que ça évite de pire »,

C’est une question effectivement puissante, c’est le code biologique qui va nous permettre de le savoir. C’est « à quoi sert l’eczéma, à quoi sert le surpoids».

Si je prends l’exemple de cet homme qui a 15 kilos en trop. Il a quitté la Polynésie avec ses parents d’une manière un peu obligé, il s’est retrouvé en Algérie. Ce qui lui manque, c’est: en Polynésie ils étaient 15 copains, et la sa vie n’a plus de sens: mes 14 copains me manquent. Avec eux j’étais heureux, j’avais plein de projets ect… et je suis parti, je suis seul, je me retrouve en Algérie. Donc sa biologie va le leurrer dans une logique biologique donc pas mental ou intellectuel en accumulant le chiffre 15 à l’intérieur de lui.

Un enfant est malade: quel est le code biologique? Et après, qu’est ce qu’on comprend que la maladie évitait de pire.

L’absence des copains en l’occurrence.

Extrait 11: Prévenir la maladie en revalorisant les émotions

Christian Flèche/ Je pense, en vous écoutant effectivement, à une attitude parentale qui peut être très préventive. Ce qui peut nous intéresser en priorité. Autant prévenir la maladie que la guérir.

C’est d’éduquer les enfants en revalorisant l’expression de leur système de compensation.

Et ça, ça semble rien et en fait c’est tout, c’est énorme. On est, je crois, dans une civilisation moderne, dans une culture, qui bâillonne les émotions et qui vit les émotions par procuration. Nous allons au cinéma, nous allons au théâtre, nous écoutons de la musique, nous admirons des gens qui ont des émotions. Et nous payons très cher donc des artistes, des vedettes, qui vont pleurer, qui vont crier, qui vont horrifier, qui vont vivre nos émotions, qui vont exprimer nos émotions parce que nous sommes des handicapés des émotions.

L’éducation actuelle valorise beaucoup le cerveau gauche, valorise beaucoup les sciences, valorise beaucoup l’intellect, le mental, le contrôle, le plus fort. Et ça c’est une catastrophe. J’aurais presque l’audace de dire que c’est un crime, un crime lent mais un crime quand même.

Donc on bâillonne justement le cœur. Pour moi dans chacun de nos corps, il n’y a pas seulement un cerveau, il y a un cœur. Il y a un cœur, des émotions, dans chaque organe, dans chaque cellule.

Et mon métier c’est d’entendre ce qui n’a pas pu être dit, exprimé.

C’est pour ça que je ne fais pas concurrence aux psychologues ni aux médecins: si ils le font, et bien moi, je n’ai pas besoin de le faire.

Donc si les parents, non seulement le font, mais valorisent cela chez l’enfant: et ça veut dire qu’ils le font eux-mêmes et qu’ils l’expriment eux-mêmes et que papa maman disent « j’ai peur » quand il a peur, qu’ils soient authentiques sans être romantiques ou larmoyants ou autre chose.

Etre vivant! là aussi: qu’on ne soit pas dans une espèce de grand mensonge social qui est que « les parents, ils ont tout réglé, tout va bien ect… ». Non, ils ont le droit de pleurer, ils ont droit de rire, ils ont le droit de chanter. J’ai des histoires comme ça où les parents évitent aux enfants d’aller à l’enterrement de la grand-mère parce qu’il ne faut pas pleurer, faut pas voir les autres pleurer. C’est juste du grand n’importe quoi. Parce que l’enfant, 30 ans plus tard, il est traumatisé de cela. Donc c’est l’échec, ça ne va pas marcher du tout.

Une crise, un enterrement: on pleure un grand coup. C’est un acte symbolique, c’est un acte thérapeutique, c’est un acte familial fort. Et donc, à ce moment là, 30 ans après, il n’y a rien, il n’y a pas la moindre trace de ça.

Donc si vous m’en donnez la permission, ça serait vraiment ce conseil là, de:

revaloriser notre cerveau droit, de revaloriser la littérature, le français, la poésie, la musique, les arts, qui avaient une certaine valeur il y a 50 ans ou un siècle.

Il y a un siècle, on avait accès à l’université en ayant son bac littéraire. Aujourd’hui, est ce que quelqu’un qui a un bac littéraire, va faire médecine? Bien sûr que non. Le médecin, il y a un siècle, n’était pas le même. Il fallait qu’il aille chez le patient, essayer de connaître la famille. C’est bien comme la médecine a évolué mais il y a quelque chose qui manque.

c’est à dire d’écouter ce qui affleure la dans nôtre symptôme, c’est à dire l’émotion.

Je me rappelle à l’époque où j’étais marié, il y a de nombreuses années. Mon fils rentre de l’école. Il pleure. La mère, une bonne mère par ailleurs, lui dit « et bien non, c’est pas grave, pleure pas, viens manger ». Donc, je vais le voir, immédiatement je vois mon fils, je lui dis « non, pleure, vas-y. Si tu veux en parler ou pas, peu importe mais tu as une émotion, vas-y ». Il a pleuré 2 minutes. Il m’a raconté un truc qui c’est passé à l’école, brièvement. C’est dit. 10 ans, 20 ans après, c’est fini.

Tandis que là, si je mets un chapeau dessus, et bien, 20 ans après, c’est encore la ou dans le corps.

On a peur des émotions des autres.

On croit que si on laisse l’autre pleurer, ça n’en finit pas. Et c’est l’inverse: quand j’écoute l’autre pleurer, c’est beaucoup plus bref. Je fais ça toute la journée. Quand je suis permissif de cela, derrière l’émotion il y a une autre
et c’est très bref.

Voyez: une fois que c’est dehors, c’est plus dedans.

Donc oui les parents ont un rôle préventif dans cette éducation. D’eux-mêmes en premier, et puis, de vérité, de sincérité, parce que finalement ils peuvent être malade, mourant. Faut être vrai, faut être proche de la mort, souffrance, de l’handicap: il faut tomber les masques. On peut essayer de gagner du temps un petit peu dans l’éducation, dans l’ambiance familiale et puis voilà, c’est simple.

Je me rappelle d’une scène qui m’avait choquée. C’est le 11 Septembre à New York, une femme est en face de Manhattan et il y a le crash des avions dans les tours, et puis elle hurle à la fenêtre.

Il y a son fils qui arrive et qui dit « qu’est ce qui se passe maman? » et la mère dit « rien du tout, rien du tout, regarde la télé » et puis elle lui met un dessin-animé de Walt-Disney « tout va bien, tout va bien ».

Elle colle l’enfant dans le mensonge, elle le met dans, c’est plus un enfant, c’est un espèce de robot, un ertzatz de l’humanité et dans le déni total. Et ça c’est une catastrophe, une catastrophe, c’est un crime entre guillemets. Puisque ça, pour moi, ça va aller dans le corps.

Donc l’éducation c’est valoriser les émotions.

Ce que nous faisons indirectement: on écoute de la musique, on va au cinéma, pour avoir des émotions, pour celles qu’on n’a pas pu avoir en famille.

Guillemette/ en même temps, vous dites qu’il faut faire tomber les masques, il faut favoriser l’authenticité et dans votre livre, on trouve cette métaphore de la scène de théâtre que je ne peux pas ne pas aborder avant de finir notre entretien quand même. Est ce que vous pouvez nous dire quelques mots? Parce que, être authentique dans la scène de théâtre qui elle, correspond à notre réalité de vie, c’est pas simple quand même.

Christian Flèche/ ll ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. C’est à dire qu’on a beau savoir que ça serait super bien de… d’être un gentil époux, un gentil mari voilà… on a lu ça dans les livres de Jacques Salomé, dans les livres de Guy Corneau, du Dalaï-lama… mais on rentre le soir, on a faim, il n’y a rien de prêt, on est en colère, ok. Et bien, on est en colère.

ll ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. C’est a dire que quand on est attrapé par le personnage et on nous a éduqué pour jouer un rôle.

Pour conclure,

Guillemette/ Avec ce livre, on arrivait doucement à la 8eme marche qui consiste à accueillir et observer. C’est un peu ce que vous dites en se mettant en position de spectateur, d’observateur: « j’accède à une position de béatitude en moi-même qui est bien plus confortable et bien plus agréable à vivre finalement ».

Est ce qu’il y a encore des marches pour arriver à soi-même? ou est-ce que, accueillir et observer, ça nous met déjà dans une position de cohérence avec nous-même suffisante pour que le corps n’ait plus à s’exprimer par la maladie ?

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